Etapes :
- Valparaiso – Pichilemu, 230 km
- Pelluhue, 225 km
- Lebu, 322 km
- Puerto Saavedra, 188 km
- Puerto Montt, 408 km
Quittant Valparaiso et le centre du Chili, nous avons décidé de descendre à Puerto Montt, à plus ou moins 1.300 km, en quelques jours pour essayer de prendre un bateau qui descend vers Puerto Natales en Patagonie. Pour plusieurs raisons : ça nous fera gagner du temps (on n’est pas sûr de pouvoir atteindre Ushuaïa), ça nous donnera un peu de répit (2.000 km en 3 jours et 3 nuits en tout repos), il n’est pas possible de longer la côte très découpée dans le sud, la route s’arrête à O Higgins… Le bateau est donc le meilleur moyen de visiter les fjords, il y a un départ tous les vendredis, nous visons donc le vendredi 4 janvier. Seul hic, on nous dit par email qu’il y a des disponibilités pour les passagers mais que le bateau est complet au niveau véhicules… On verra sur place…
Samedi 29 décembre, route vers le sud le long de l’océan. Pichilemu, 230 km
Pélikippas se recueillant devant le mur des lamentations
Pour la pause de midi, nous sommes arrivés juste à temps pour la course de pélicans…
et le vainqueur fait le malin…
devant un spectateur peu intéressé…
Voici à quoi ressemble le congre que l’on voit partout à la carte des restos. Le croisement d’une morue et d’une girafe.
Pichilemu, notre étape du jour
Nous installons notre tente en face de l’océan et de l’Ardenne dans le fond
Face à un « spot » de surf
Et pas trop loin d’une station de remise à niveau des niveaux…
Dimanche 30 janvier, toujours face à l’océan fascinant… Pelluhue, 225 km
Et toujours en selle vers le sud
Rencontre avec une bande d’allemands (en visite dans la famille peut-être…) qui ont presque les mêmes motos que nous…
Etape à Pelluhue
Toujours face à l’océan, dans une « Cabaña » cette fois
Lundi 31 décembre, où va-t-on passer le réveillon? Lebu, 322 km
Sur la carte, on avait repéré Concepcion, ça sonne bien, ni trop petit, ni trop gros, ça nous semblait sympa. Donc on se cogne (oui encore, donc recogne…) de l’autoroute pour arriver à Concepcion, peu accueillante en fait… nous fuyons donc vers les plages plus au sud pour arriver à Lebu (prononcer lebout). Et au bout, le seul hôtel du village est fermé!! Mais c’est sans compter sur l’excellent accueil qui nous est toujours réservé ici et sans doute l’occasion d’une bonne petite recette de St-Sylvestre inattendue et bienvenue, on nous ouvre l’hôtel et le restaurant, rien que pour nous.
Lebu vu du dessus
La bière locale, à l’effet euphorisant étonnant, nous mettra déjà dans l’ambiance avant les Mojitos de l’apéro…
En entrée, ceviche de congre (poisson cuit par le jus de citron)
puis en sortie, il manque juste les photos du milieu …. Happy new year!!
Mardi 1er janvier, on avance, on avance, on avance, c’est une évidence on n’a pas assez d’essence pour faire la route dans l’autre sens, il faut qu’on avance… Puerto Saavedra, 188 km
Puerto Saavedra, chalet avec vue,
Village de « cabañas » typiques
Puerto Saavedra culmine à 1 ou 2 mètres d’altitude, on y rencontre donc pas trop de problème d’oxygène, quoique dans certains cas…
Le village fut victime d’un terrible tsunami en 1960 et fut entièrement détruit et reconstruit un peu plus à l’intérieur
Mercredi 2 et jeudi 3 janvier, enfin Puerto Montt, 408 km
La route pour Puerto Montt est encore longue mais belle… mais on doit y arriver ce soir si on veut avoir une chance de prendre le bateau
Puerto Montt, une ville hétéroclite mélangeant constructions modernes et habitations typiques en planchettes de bois.
Fondée en 1853 par Vicente Pérez Rosales, allemand comme son nom l’indique, elle garde des traces de l’influence germanique au travers de l’architecture.
Malgré les informations reçues par mail nous disant qu’il n’y avait pas de place, nous nous sommes rendu au port chez Mavimag, et là comme par miracle, il n’y avait aucun problème pour embarquer avec les motos…
Il faut dire que la communication est parfois déroutante dans ces régions. Il ne faut par exemple jamais demander son chemin deux fois pour être sûr, sous peine d’avoir deux réponses opposées. Lorsqu’on demande la direction d’une ville, la réponse est « par là » accompagnée d’un geste vague faisant un 360° en forme de 8 au dessus de la tête …. S’il y a deux routes face à nous et qu’on demande par où est-ce, on nous indique une autre direction où il n’y a pas de route… c’est sans doute la direction à vol d’oiseau, mais on est à moto, pas en oiseau!! Ou encore la plus belle, lorsqu’on commande une eau, on nous répond « plate ou pétillante? » si on dit pétillante, on nous répond « on n’en a pas »…véridic! Allez, encore une : « avec des glaçons? » Oui. « On n’a pas de glaçons avec l’eau pétillante, uniquement avec l’eau plate ». Heureusement, ils ne font pas autant de problème avec la bière, sauf si on demande la mousse dans le fond, là ils sont perdus… Les différences de culture, ça ne doit pas se comprendre, ça doit juste s’accepter… 😉